Philippe Thomas

 

 

Philippe Thomas, de son nom complet Philippe Étienne Thomas, né le 4 mai 1843 à Dueme dans le Rhône et décédé le 12 février 1910 à Moulins dans l'Allier, est un géologue amateur français.

Vétérinaire militaire, il effectue des missions en Algérie. Il y mène quelques recherches vétérinaires puis archéologiques avant de s'intéresser à la géologie. Il y rencontre des scientifiques qui font appel à lui pour l'exploration géologique de la Tunisiee. Il s'y illustre particulièrement par la découverte des gisements de phosphates, l'une des richesses de ce pays.

L'exploitation de cette ressource ne commence qu'une dizaine d'années après la découverte de Philippe Thomas. Elle lui vaut, peu avant sa mort et par la suite, l'hommage des autorités du protectorat français et de la métropole, ainsi que la reconnaissance des scientifiques.

Découverte des phosphates

En mai et juin 1885, Philippe Thomas explore, à la recherche de fossiles, le Sud-Ouest de la Tunisie, plus particulièrement la chaîne montagneuse allant de Gafsa à la frontière tuniso-algérienne et séparant les hauts plateaux des chotts. Il y découvre « d'importants gisements de chaux phosphatée », sur un espace d'environ 80 kilomètres de long. Mais il pressent déjà pouvoir les retrouver à l'est de Gafsa, entre le Djebel Orbata et sur tout le versant sud-est de 'Aurès. Les couches marneuses contiennent des phosphates sous la forme de coprolithes cylindriques de toute taille, de gros nodules jaunes de plusieurs kilos et d'autres plus petits, noirs ou blancs. Les deux premiers sont les plus riches en phosphate.

Philippe Thomas conclut sa note à l'Académie des Sciences en évoquant l'importance agricole et économique possible de ce gisement.

Au printemps 1886[29], Thomas réalise de nouvelles prospections. Tout d'abord, il étend le précédent gisement jusqu'à proximité de Gafsa. Au sud-est, au-delà du Djebel Berda, il identifie une autre couche renfermant des phosphates : l'Albien. Cet affleurement se retrouve plus au nord, près de Fériana. Enfin, il retrouve du suessonien phosphaté près de Kairouan et près de Kalat Sénan.

Dans son rapport présenté en 1891 à la Société géologique de France], il met en perspective l'exploitation de cette ressource. Les plus importants et les plus riches gisements sont situés dans le Sud-Ouest. Ils « peuvent donner lieu à une exploitation importante et très rémunératrice, à la seule condition qu'une voie ferrée les reliera à la mer [...] On peut compter sur un minimum de 10 000 000 de tonnes de ce phosphate à extraire à ciel ouvert, rien que dans le massif occidental de Gafsa ». Même s'ils sont moins riches, les gisements suessoniens du Nord devraient être également exploitables, contrairement au crétacé de l'Albien et du Santonien.

 

Ce texte est tiré de Wikipédia

 

Statue de Philippe Thomas à Sfax. (cette statue n'existe plus actuellement)

 

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