Olivier des villes, olivier des champs

< J'ai écrit ce texte pour mettre en valeur un arbre qui poussait en Tunisie, mais que j'ai vu aussi une fois sur une aire d'autoroute dans le sud de la France et dans d'autres pays Méditerranéens, produisant un fruit marron et sucré lorsqu'il est mur .Cet arbre s'appelle l'olivier de Bohême : il a l'aspect de l'olivier, ses fruits ont la forme de l'olive mais pas le goût.

Pourquoi Olivier des Villes, simplement parce que c'est un arbre ornemental, que son parfum est enivrant et que ses fruits murs sont délicieux.
Voici donc l’histoire de l'olivier des villes et de l'olivier des champs.
Savez-vous que l'Olivier des champs dont l'habitat est le Sahel, à un cousin fort civilisé qui vit en ville, ou dans les beaux quartiers, mais dont le rôle est ornemental. Il produit un fruit comestible dont je vous donnerais le nom plus tard.

Ceci est un hommage à cet arbre merveilleux qui s'appelle " l'olivier de Bohême".
  A Pic ville, quartier de mon enfance, pas très loin de l'école Coranique, à proximité de l'école Amédée Gasquet, il y avait une très belle maison, entourée de grilles très hautes. Elle abritait en sa cour un arbre majestueux au feuillage argenté sur le dessus et sombre a sa face inférieure, comme l'Olivier des champs.

A la fin du printemps, cet arbre merveilleux se couvrait d'innombrables boutons, et puis, comme par miracle, il se paraît de toutes petites fleurs jaunes à quatre pétales pointues.
Ce raffinement visuel, était aussi accompagné du parfum envoûtant qui embaumait tout le quartier et plongeait le voisinage dans un bien être capiteux digne d'un conte des milles et une nuit.
Souvent pour se venger, l'Olivier des champs, qui ne jouissait pas d'un sort aussi enviable en ville et dont les rameaux étaient entreposés sur un terrain palissé, le soir, à l'heure ou le boulanger faisant chauffer son four pour la fournée, les branchettes recouvertes de feuilles desséchées, dégageaient en se consumant une fumée blanche, et, lorsque le vent n'était pas au rendez vous, tout le quartier se retrouvait dans un brouillard suffocant dont les nimbes acres frôlaient le sol.
Cela durait le temps de chauffer le four, mais très vite l'Olivier des villes reprenait le dessus, et replongeait les alentours, dans cette odeur suave, et l'on oubliait vite, les querelles que lui faisait l'Olivier des champs.
Plus tard toutes ces jolies et odorantes fleurs se fanaient, et des fruits semblables a des olives, mais argentées, contrairement a l'Olivier des champs qui sont vertes au départ, couvrait ce magnifique Olivier des villes.
Nous gamins, escaladions le muret garni de cette belle clôture, sans se faire voir par le propriétaire, après avoir cueilli tant de brassées de branches embaumées a la floraison, nous attendions que les fruits mûrissent et deviennent marrons et moelleux, mais gare à leur goût astringent qui râpait la langue et le palais en nous faisant faire des grimaces s'il n'étaient mur a point
Et, enfin nous pouvions nous régaler, après cette attente interminable des fruits tant convoités et délicieux: Les bigs bags.

 

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