Docteur Mohamed Aloulou

Mon modeste et "trop bref" témoignage sur la Médecine de ma génération (aujourd'hui en fin carrière) et sur une profession qui s'efforce avec foi de conserver sa vraie nature et sa noble vocation dans les bouleversements d'une époque trouble et mouvementée.
Merci à l'ami qui m'en a offert l'occasion.

Mohamed Aloulou

 

SFAX : Les Années Folles

 

Sfax est la ville qui m'a chaleureusement accueilli et adopté très jeune. J’y ai vécu les plus belles années de mon adolescence, dans un climat convivial et une ambiance bon enfant, bienveillante et cordiale. Subjugué par une foule de souvenirs foisonnants et inaltérables, Aujourd’hui, je pense qu’il est de mon devoir de témoigner, non sans un élan de nostalgie, de la période que j'ai vécue dans les murs douillets et hospitaliers de cette ville fantastique. Adulé par une population créative , solidaire et strictement attachée aux traditions relationnelles arabo-musulmanes ,je garderai au creux de mon âme et au fond de mon cœur ,ce chapelet de sentiments puérils et ingénus., qui m’interpelle ,et triture ma mémoire ,pour me rappeler solennellement ,qu’il est impérieux de rappeler aux jeunes générations ,que la ville de Sfax était un joyau ,un diadème incrusté sur la couronne dorée de notre beau pays .Il n’est ni tard ,ni impossible de redorer le blason de cette ville ,qui fait la fierté de sa population et de tous les Tunisiens.

Hmaïda Sallem : un grand joueur du Club Sportif Sfaxien

Un footballeur de légende vient de nous quitter.
Hmaïda Sallem était rayonnant de talent et de rendement dans la prestigieuse équipe de foot du CSS dont j’eus l’honneur d’être premier responsable en qualité de dirigeant au Club des années 70. Dans sa carrière de joueur puis d’entraîneur, au fil du temps nous étions devenus de plus en plus proches et amis comme des frères.

Le poisson enjambé

Petite au début des années 50, j'ai assisté au mariage des deux filles d'un grand Monsieur Sfaxien. Les mariées étaient d'une beauté à couper le souffle : très blondes, un teint de lait et de grands yeux verts, en amande. Elles étaient tout en blanc, avec des robes superbes, vaporeuses. Assises, les yeux baissées, immobiles, elles avaient beaucoup de mal à refréner leurs sourires que voulaient provoquer les matrones assises autour d'elles. Un orchestre féminin, tambourin, harmonium et darbouka.