L’école de Moulinville.

 

 

L’entrée.

L’entrée en classe à la sonnerie se faisait deux par deux. Auparavant on voyait M. Cachât passer entre les élèves du cours supérieur et il donnait ses commentaires aux enfants : " Va chez le coiffeur à la sortie. Le salon de coiffure de M. Taktouk n’est pas loin ". La remontrance pour papotage dans les rangs était accompagnée d’un traitement spécial : Il tenait l’oreille du bavardeur entre le pouce et l’index en disant " Tais toooiii " !

En classe on ne s’asseyait pas avant d’avoir chanté " Dans la forêt lointaine... on entend le hibou ".

Moulinville

La récréation.

La cour de l’école de Moulinville, dite l’école Cachât, a vu des milliers d’élèves jouant dans sa cour. Le jeu de noyaux d’abricot était très courant : le paquet de quatre qu’il fallait abattre par un noyau lancé d’une distance variable de un mètre cinquante a deux mètres. On gagnait " les quatre et la une ". Le carré loup aussi avait ses partisans.

Le terch était très populaire : On amassait les paquets de cigarettes vides. Le R.T. valait 200 points, la cigarette "Halouzzi" en valait 100. Le vrai nom de Halouzzi était Boussèta.

Sur le paquet de Boussèta était dessiné le portrait d’une belle fille avec l’habit tunisien traditionnel.

Est ce que Boussèta se traduit : " son baiser " ? Alors ça promettait. Mais cela peut-être aussi hexagone, Boussèta c’est aussi six faces.

Phillip-Morris avait une valeur de 600, ainsi que les Gauloises. Lucky Strique était le plus cher, 1000 !

Sfax

D’autres jeux.

D’autres jeux : les osselets, les billes gazeuses ou non et " la khamissa ". J’avais en admiration l’ancienne génération et je regardai mes oncles jouer avec mes parents à ce jeu, ils étaient vraiment experts. C’est un jeu simple à jouer au début, mais quand on passait à la deuxième phase, "le Chinois", c’était plus difficile de la terminer et de passer à la troisième phase le Tonquinois, mais de toute manière, à l’école la cloche sonnait bien vite la fin de la recréation.

Omnisports...

Ensuite c’était les papiers à bonbons " Omnisports ", mais il fallait acheter un album et des bonbons sans arrêt : c’était la collection des sportifs, Bartali, Fausto Coppi, Louison Bobet, Zatopek et j’oublie bien de mecs. Chaque bonbon donnait droit à une photo. Mais personne n’a réussi à remplir son album, même si on faisait des échanges à la cour de l’école.

Ces photos ont été prises en fin 2004 par l’ami Hammadi.

Par : Camus Bouhnik

Publié le : jeudi 2 novembre 2006 sur Tunecity

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